28 septembre 2021: Journée mondiale contre la rage

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Les morsures de chien sont la voie de transmission de diverses maladies, notamment de la rage, qui tue encore environ 59 000 personnes chaque année dans le monde (1). Le variant du virus de la rage arctique (ARVV) circule de façon permanente parmi les populations de renards arctiques dans de nombreuses régions de l'Arctique, y compris le nord du Canada, l'Alaska, le Groenland, le Svalbard et le nord de la Russie (2-5). Par conséquent, l'exposition des humains aux ARVV par le biais de morsures de chien se produit régulièrement dans ces zones (6,7). Habituellement, le moyen le plus efficace et le moins coûteux de lutter contre la rage est de vacciner les chiens. Mais dans la plupart des communautés arctiques, l'accès à ce vaccin est limité, ce qui a deux conséquences. D’une part, cela peut augmenter le risque de transmission du renard au chien et à l’humain. D’autre part, en cas d’exposition humaine potentielle, la prophylaxie post-exposition devient le seul moyen de prévenir l'infection humaine. Administré le jour même, ce protocole est efficace mais coûteux et long (14 jours) (8).

Le changement climatique pourrait augmenter l'incidence de l'ARVV chez les animaux sauvages et domestiques dans les prochaines décennies, en modifiant les déplacements et les interactions des populations de renards arctiques et roux. En conséquence les inquiétudes de santé publique se multiplient concernant le risque de morsures dans ces régions particulières (2,9).

Le Laboratoire Une seule santé conduit de nombreux projets de recherche pour mieux prévenir la rage dans les communautés nordiques canadiennes. Suivez-nous pour en savoir plus !

 

Extrait adapté, traduit et tiré de Daigle L, Delesalle L, Ravel A, Ford B, Aenishaenslin C. Occurrence and Risk Factors of Dog Bites in Northern Indigenous Communities: A Scoping Review. (Manuscrit en préparation)

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VOUS UNE LISTE DE RÉFÉRENCES

1.                WHO, FAO, OIE. ZERO BY 30: The Global Strategic Plan to end human deaths from dog-mediated rabies by 2030 (2018). https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/272756/9789241513838-eng.pdf [Accessed July 22, 2020]

2.                Aenishaenslin C, Page D, Gagnier M, Massé A, Fehlner-Gardiner C, Lambert L, et al. Prioritisation of areas for early detection of southward movement of arctic fox rabies based on historical surveillance data in Quebec, Canada. Epidemiol Infect (2020). 149:e20. doi: 10.1017/S0950268820003003.

3.                Mork T, Prestrud A. Arctic rabies - A review. Acta Veterinaria Scandinavica (2004). 45(1–2):1–9. doi: 10.1186/1751-0147-45-1

4.                Orpetveit I, Ytrehus B, Vikoren T, Handeland K, Mjos A, Nissen S, et al. Rabies in an Arctic fox on the Svalbard archipelago, Norway, January 2011. Euro Surveill (2011). 16(7). doi: 10.2807/ese.16.07.19797-en

5.                Tabel H, Corner AH, Webster WA, Casey CA. History and epizootiology of rabies in Canada. Can Vet J (1974). 15(10):271–281.

6.                Mediouni S, Brisson M, Ravel A. Epidemiology of human exposure to rabies in Nunavik: incidence, the role of dog bites and their context, and victim profiles. BMC Public Health (2020). 20(1):584. doi: 10.1186/s12889-020-08606-8

7.                Aenishaenslin C, Simon A, Forde T, Ravel A, Proulx J-F, Fehlner-Gardiner C, et al. Characterizing rabies epidemiology in remote Inuit communities in Québec, Canada: a “One Health” approach. Ecohealth (2014). 11(3):343–355. doi: 10.1007/s10393-014-0923-1

8.                Rabies Postexposure Prophylaxis (PEP) | Medical Care | Rabies | CDC. (2019, juin 11). https://www.cdc.gov/rabies/medical_care/index.html

9.                Huettmann F, Magnuson EE, Hueffer K. Ecological niche modeling of rabies in the changing Arctic of Alaska. Acta Vet Scand (2017). 59(1):18. doi: 10.1186/s13028-017-0285-0

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